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5 façons de créer la complicité avec une inconnue (1/2)

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« Inès: Est-ce ton cœur qui bat si fort, ou le mien? Pedro: Le nôtre » Henry de Montherlant, la reine morte

Il y a trois façons d’ennuyer les femmes : racontez vos aventures incroyables (qu’elles ne croient pas) ; parler de vos passe-temps passionnants (dont elle se foutent) ; continuer de poser des questions dignes d’un recensement national. Les belles rencontres, quant à elles, se résument à une qualité: la complicité. Et pour l’obtenir, il faut que vous ne parliez ni d’elle, ni de vous-même… mais d’une chose fondamentalement différente: vous deux.

Prologue –  se parler sans se lier

Cela fait un quart d’heure qu’Elise n’a pas tourné la page. Couchée sur l’herbe, elle fait semblant de lire. Elle espère secrètement -mais non discrètement- que Xavier, le grand brun qui lit à sa droite ou Pierre, le blond qui dessine à sa gauche, vienne lui parler. Elle lève souvent la tête et regarde dans toutes les directions pour ne pas regarder que dans la leur.

Xavier croit qu’elle attend quelqu’un d’autre mais c’est pour eux qu’elle s’impatiente.

Il prend son courage à deux mains -ou plutôt entre ses deux gros sabots- et lui demande si son livre est intéressant. Elle lui résume laborieusement les quelques pages qu’elle a feuilletées. Xavier ne sait pas du tout comment rebondir.

Il lui parle alors de sa lecture du moment. Elise lui trouve un certain goût mais elle n’a pas l’habitude de s’intéresser aux inconnus, fussent-t-ils cultivés.

Il lui demande ensuite d’où elle vient. Elle lui parle de sa ville. Xavier décrit également la sienne. Il ne leurs reste plus qu’à parler de la météo pour noyer définitivement leur conversation dans l’ennui.

A cours d’inspiration, Xavier finit par demander à Elise son numéro -ultime information à lui soutirer. Elle refuse et prétexte un petit copain imaginaire. Xavier est mignon, gentil et intelligent mais elle sait qu’elle l’aura oublié d’ici quelques heures.

Xavier repart bredouille et va soumettre sa biographie et ses sondages aux oreilles d’autres femmes, en espérant que la chance lui sourie d’avantage.

I – Se moquer du reste du monde, créer une bulle de médisance

Pierre, ayant tout vu et entendu, va profiter de l’opportunité. Quelques minutes plus tard, il met de coté son dessin et ses crayons pour aborder Elise : « C’est dommage ! Il était pas mal ce grand brun… mais t’as eu raison, il avait une voix de canard. »

Elise retient son rire. Maintenant qu’elle y pense, c’est vrai que Xavier avait un morceau de voix coincée dans la gorge. En une remarque, Elise se sent bien plus complice de Pierre, qu’elle ne l’a été de Xavier en 5 histoires et 10 questions.

Il y a des scientifiques qui affirment que si le langage s’est développé à un si haut point chez l’espèce humaine, c’est grâce à la médisance, au commérage, au gossip c’est-à-dire le contrôle du groupe par les moqueries. Le jugement social mutuel serait le ciment de toute société et 65% de nos conversations seraient consacrée aux absents.

Alors quand, sans vergogne, Pierre se moque de Xavier, l’estime qu’Elise a pour lui ne se trouve nullement diminué. Au contraire, elle est maintenant disposée à le traiter comme l’un de ses proches.

II – Avoir des projets communs (et absurdes)

Pierre déteste les livres. Elise ne sait pas dessiner.

Mais contrairement à Xavier, Pierre n’a pas besoin d’avoir des points communs avec une femme pour la charmer. Il a mieux : de l’imagination.

« T’as un joli rire, faut pas le retenir, tu sais. Je n’ai plus aucune d’inspiration, je me suis dit que tu pourrais m’aider ! Tu peux lire à voix haute une phrase de ton livre ? Comme ça, je l’illustrerai.

-D’accord: ‘‘Les adieux de la belle-mère et de la bru furent secs’’

-Tu fais exprès de choisir la phrase la plus chiante de ton bouquin. Je suis déçu. Je vais rejoindre Xavier ! »

Pierre fait semblant de partir. En le voyant se lever, Elise remarque avec surprise un certain désagrément naître en elle. Elle s’est déjà attachée à sa présence alors qu’elle ne sait encore rien de lui.

« Mais… tu dessinais quoi jusque-là ? demande-t-elle, brûlante de curiosité.

-Des concepts abstraits, réponds Pierre, qui  ne saute pas sur l’occasion pour vanter ses talents d’artiste. Mais je vais devoir dessiner une belle-mère et une bru aux ‘‘adieux secs’’, à cause de toi ! Tu veux bien me servir de modèle pour la bru ?

-Tu es sûr ? demande Elise hésitante.

-Si tu acceptes, je pourrai t’apprendre à dessiner. Et toi tu peux m’apprendre quoi ? poursuit Pierre, sentant qu’elle apprécie la proposition.

-Je pourrais t’apprendre à danser des claquettes.

-Marché conclu ! » conclut Pierre.

L’auteur :

André Maltère est coach de drague pour lagouaille.com il a notamment réalisé des défis vidéo comme monter chez une inconnue en parlant comme un geek (http://youtu.be/6w9I1Mgjlyk) ou prendre des numéro avec les punchlines de booba (http://youtu.be/XwpE3U6FyPk)

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